Questionnement éthique, adaptation aux risques, santé mentale, continuité des parcours, coordination, transmission sécurisée : ce que le chapitre 2 du référentiel HAS attend des pratiques quotidiennes des professionnels.
Si le chapitre 1 regarde la personne, le chapitre 2 regarde les professionnels — non pas leur statut, mais leurs pratiques concrètes auprès des personnes accompagnées. C'est souvent ici que se joue l'écart entre une qualité affichée et une qualité vécue. Tour d'horizon des objectifs structurants.
Contribuer au questionnement éthique (objectif 2.1)
Le bon choix n'est pas toujours évident — il se réfléchit à plusieurs. Le référentiel attend que les professionnels identifient en équipe les dilemmes éthiques, y associent la personne et ses proches, et soient régulièrement sensibilisés. Face à un dilemme, la pire réponse est celle qu'on prend seul, dans l'urgence.
Adapter le projet aux risques (objectif 2.4)
Le meilleur soin face à un risque, c'est de l'avoir anticipé. Les professionnels doivent adapter le projet d'accompagnement aux risques réels de la personne : chute, dénutrition, addictions, et d'autres encore. Nommer un risque tôt, c'est déjà commencer à le prévenir.
Santé mentale et développement des capacités (objectifs 2.5 et 2.6)
On parle souvent du corps, trop rarement du moral. Le référentiel attend que les besoins en santé mentale soient repérés, tracés et intégrés à un projet coconstruit et réévalué. En parallèle, l'objectif 2.5 demande de valoriser les acquis de la personne : stimuler ses capacités, maintenir ce qui peut l'être, reconnaître ses compétences.
Repérer, évaluer, coconstruire, tracer, réévaluer : la plupart des objectifs du chapitre 2 reposent sur cette boucle. La maîtriser, c'est répondre à une large partie des attentes de l'évaluateur d'un seul mouvement.
Continuité et coordination (objectifs 2.8 et 2.9)
Une rupture de parcours ne prévient pas, mais elle s'anticipe. Les professionnels doivent prévenir les crises, accompagner les interruptions et coordonner le parcours avec les partenaires du territoire. Au domicile, personne n'agit seul : médecin, infirmier, aide à domicile, famille — un parcours fluide tient à la qualité des transmissions.
Transmettre en sécurité (objectif 2.10)
Une information qui ne circule pas, c'est un risque qui s'installe. Le référentiel attend un partage des informations nécessaires entre professionnels, dans le respect des règles de sécurisation des données, des dossiers et des accès. Bien transmettre, c'est protéger la personne — et respecter sa vie privée.
La qualité d'un accompagnement à domicile ne se voit pas dans les procédures. Elle se voit dans ce que les professionnels se transmettent vraiment.
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